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Les 5 priorités d'action du Cadre de Hyogo : |
| 1 | Prendre en compte la réduction des risques de catastrophe comme une priorité politique |
| 2 | Identifier les risques, améliorer la prévision et l'alerte |
| 3 | Instaurer une compréhension et une conscience des risques |
| 4 | Réduire les risques sous-jacent |
| 5 | Se préparer, renforcer les secours et la reconstruction |
Au niveau mondial : le Cadre d'action de Hyogo : 2005-2015
Pour faire prendre conscience aux populations de la mesure dans laquelle elles peuvent mieux se protéger des catastrophes naturelles, l’Organisation des Nations Unies avait lancé la Décennie internationale de la prévention des catastrophes naturelles (DIPCN, 1990-2000), qui était dirigée par Philippe Boullé, actuel responsable des relations internationales de l'AFPCN. Cette décennie est un premier pas vers la prise en compte des "risques naturels" comme la combinaison d'un aléa naturel et d'une vulnérabilité socio-économique, que l'homme peut mesurer, réduire et gérer. C'est lors de la conférence à mi-parcours de la décennie (Yokohama, 23-27 mai 1994) que furent adoptés les "Plan et Stratégie de Yokohama", définissant les premiers principes, stratégie et plan d’action mondiaux spécifiques à la prévention des catastrophes. C'est suite à la conférence de Yokohama que la Commission européenne a mis en place le Programme de préparation aux catastrophes du service d’aide humanitaire (DIPECHO), qui a alloué depuis 1996 plus de 180 millions d'euros à la préparation dans six régions du monde.
En décembre 1999, l'Assemblée générale de l'ONU décide de prolonger la décennie par une Stratégie internationale pour la réduction des catastrophes (SIPC), dotée d'un secrétariat permanent à Genève. A l'issue de plusieurs années de préparations, la seconde Conférence mondiale pour la prévention des catastrophes a donné lieu à l'adoption du Cadre d'action de Hyogo (CAH), par 168 pays, le 22 janvier 2005.
Dans sa publication "Hotspot Studies" en 2005, la Banque mondiale identifie les risques de catastrophe comme une contrainte majeure en matière de développement. La "Facilité mondiale de réduction des catastrophes et de relèvement (GFDRR)", mise en place en 2006 par la Banque mondiale et de la SIPC, est l'un des instruments visant à instaurer la prévention des catastrophes comme un élément transversal du développement durable. La priorité dans ce dispositif est de soutenir l'évaluation et la cartographie des risques au niveau national, afin d'identifier les activités de réduction des risques susceptibles de produire un maximum de bénéfices en termes de réduction des pertes (humaines et économiques).
Dans des secteurs de plus en plus nombreux, la prise en compte du risque naturel se développe de manière transversale, comme une nécessité.
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Vers une politique de prévention des risques en Europe
L'Union européenne affirme sont engagement à faire avancer la mise en place d'une stratégie communautaire en matière de prévention des catastrophes naturelles ou d'origine humaine. Deux premiers rapports, en mars 2008 (sur le potentiel d'une telle stratégie pour l'Union et sur la contribution potentielle des Etats Membres), en avaient posé les premiers jalons.
Une communication a été soumise le 22 février 2009 par la Commission à l'attention du Conseil, du Parlement, du Comité économique et social et du Comité des régions. En réponse, le Conseil a adopté des conclusions, sollicitant la Commission et les Etats membres pour la mise en oeuvre d'un certain nombre de mesures.
Cette stratégie irait dans le sens d'une harmonisation européenne en matière de prévention, comme un élargissement du champ d'action de la coordination européenne en matière de réponse d'urgence. Le but est de permettre une prise en compte transversale des risques de catastrophes à travers toutes les activités communautaires (en premier lieu les instruments des différentes Directions générales de la Commission) ; comme c'est déjà le cas pour l'environnement.
Une proposition pour une approche communautaire de la prévention avait été formulée par la Commission en 2003, mais la construction politique de l'Union européenne n'était alors pas suffisamment avancée. L'élargissement des compétences du Parlement européen par la ratification du traité de Lisbonne devrait maintenant permettre des avancées rapides dans le développement de cette stratégie.
A court terme, l'adoption d'une stratégie européenne donnerait lieu à un inventaire des informations existantes sur les catastrophes (et une harmonisation de leur format), l'élaboration de lignes directrices et de méthodologies communes (aussi bien pour les Etats membres que pour la Commission elle-même), la mise en place de formations et d'un réseau d'experts nationaux, le financement d'activités de recherche. Les décisions de la Commission de novembre 2009, relatives au programme des activités financées en 2010 par l'instrument financier de la sécurité, incluent, pour la mise en oeuvre de ces décision, une série de trois ateliers visant à identifier des bonnes pratiques en matière de prévention dans les Etats Membres.
Un enjeu fondamental pour que cette stratégie soit efficace est la participation du plus grand nombre de citoyens et d'acteurs publics, privés et gouvernementaux. C'est dans ce sens que les plateformes nationales pour la réduction des risques (ou autre mécanismes de coordination impliquant la société civile) des différents pays d'Europe ont un rôle primordial à jouer. L'AFPCN, le Réseau européen des plateformes nationales, les ministères français concernés, et leurs homologues européens travaillent ensemble dans le processus de consultation actuel de la Commission.
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