|
Le changement climatique est une des grandes questions à l’ordre du jour pour les scientifiques, les professionnels concernés par les risques, les responsables des politiques publiques depuis les collectivités territoriales jusqu’au niveau international, et finalement les populations du monde entier. L’Association Française pour la Prévention des Catastrophes Naturelles, plateforme d’échanges et d’action réunissant des représentants de la société civile et des autorités, se devait d’inclure dans son activité des travaux en vue de répondre à cette préoccupation.
Elle a donc constitué l’an dernier, auprès de son Conseil scientifique, un groupe de travail sur l’adaptation de la prévention des catastrophes au changement climatique. La majorité de ses adhérents ont marqué leur intérêt. Le groupe a organisé plusieurs séances thématiques, piloté un colloque en Guadeloupe sur les tempêtes tropicales, collaboré avec le groupe interministériel « impact du changement climatique, adaptation et coûts associés en France » constitué au même moment, le groupe « écosystèmes et événements climatiques extrêmes » mis en place simultanément par l’Académie des sciences, la Société hydrotechnique de France, l’association des assureurs, le réseau des plateformes nationales européennes de la prévention des catastrophes naturelles qui ont fait une réponse commune au livre vert adopté par la Commission au mois de juillet.
Ces échanges ont débouché le 6 février sur une journée qui s’est placée chronologiquement après la publication du 4e rapport du GIEC, la réunion de l’ONU à Bali, et les décisions du Grenelle de l’environnement.
Son ambition était de croiser les approches qui sont souvent beaucoup trop cloisonnées et parfois divergentes, alors que la diversité est inhérente à la démarche scientifique ; de dégager une vision concertée des avenirs possibles et de porter un regard collectif sur différents programmes qui concourent à la gestion des grands risques à l’heure du changement climatique. A la suite de cet échange l’AFPCN a esquissé des recommandations qu’elle approfondira par la suite. En fin d’année, coïncidant avec la présidence française de l’UE, elle a décidé d’organiser un colloque avec les plateformes européennes de la prévention des catastrophes naturelles.
L’AFPCN envisage l’adaptation au changement climatique, comme tout changement majeur, en termes de risques à gérer et de chances à exploiter. Les risques résultent des pressions exercées en continu par l’environnement (températures saisonnières, pluies, niveau de la mer, teneur de l’atmosphère en CO2 et autres gaz, contaminations biologiques…) et des événements extrêmes (tempêtes, séquences de canicule ou de froid intense, de sécheresse ou de précipitations entraînant des ruissellements ou des crues, de conditions météorologiques favorables à l’extension des feux, glissements de terrain…). L’adaptation concerne toutes les espèces vivantes dont certaines sont particulièrement touchées ou obligées de migrer, dont d’autres bénéficient d’un surcroît de compétitivité ; l’histoire et les reconstitutions paléo géologiques, notamment celles des catastrophes climatiques du passé, éclairent les mécanismes mis en jeu. Quant aux sociétés, notamment les sociétés techniques évoluées, elles doivent assumer leurs responsabilités et mobiliser leurs ressources pour faire face et exploiter les opportunités ; comme par le passé elles en ont les moyens et le feront d’autant mieux qu’elles auront pris à temps les mesures appropriées.
Interventions des participants
|


 |